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Quelle histoire !

Au moment où les feuilles mortes se ramassent à la pelle, où le jour se fait timide et le temps maussade, la troupe inaugure une saison déjà joyeuse, avec des compagnons aussi gourmands de culture que de douceurs pâtissières. Après quelques séances inclusives-créatives-collaboratives, après des préparatifs techniques-pratiques-dynamiques, s'annonce notre première sortie publique, le 20 novembre 2022 à Malakoff - sous les hospices d'un thème qui sent bon l'appel du large "pirates, aventurières et autres conteurs" . Ce dimanche, à l'heure du thé, une équipe accueillante ouvre les portes aux familles nombreuses et souriantes au son des notes marines de la bande musicale. On se presse au bar pour recevoir une boisson chaude et une bouchée sucrée - artisanat des compagnons gourmets. A peine les invités installés, les comédiens s'élancent sous les projecteurs pour nous faire vivre 2 «histoires vraies» relatées par l’historienne Marie-Eve Sténuit, adaptées par O

Dès que le vent soufflera

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Ce fut une drôle de saison, avec des hauts et des bas, des allers et des venues, des rencontres et des compagnons fidèles - quoiqu'il en soit, du théâtre : comme un nouveau terrain de jeu où on expérimente d'autres formes, on questionne le projet, on révise nos fondamentaux…   Avec 5 créations et 9 dates de diffusion, on finit l'année avec des étoiles plein les yeux et la satisfaction du travail bien fait. On ressent un sentiment sincère de reconnaissance envers ceux qui ont participé loyalement et avec enthousiasme à franchir toutes les étapes pour offrir le bonheur de partager nos rires avec le public et les amis.   Passons sur l'été reposant, vagabond et culturel qui nous murmure un air de "revenez-y" - bien à propos pour entamer une rentrée jonchée de surprises. Poussés par un vent créatif, prêts à égrainer un programme étudié pour une équipe au parfum de fraîcheur, on s'engage dans une aventure qu'on espère heureuse et solidaire - sous les bons ho

Sur les traces d'une culture vivante

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Fidèle à son engagement pour une culture vivante, la Compagnie du Ressort organise, en ce début mai, une promenade dans l'Est parisien, sur les traces de La bande à Bonnot , sujet du prochain spectacle. Ce jour-là, le soleil  agrémente un après-midi immersif dans un Belleville riche d'une histoire populaire, festive, politique, inclusive. Alors, nous voilà parties dans les pas de ces aventuriers aux pieds nus et aux poches trouées qui, épris de liberté, ont dû la voler, sûr de leur seul désir d'émancipation - fragile comme un rêve mais indestructible comme une idée. Depuis les abords du Gibet de Montfaucon (place du colonel Fabien où trône le dôme qu'Oscar Niemeyer construisit pour le siège du Parti Communiste Français) - que François Villon, au XIII° siècle, chanta dans sa "Ballade du pendu" - on longe le mur des fermiers généraux (boulevard de la Villette) jusqu'à la Barrière de Belleville . Là, se dresse encore la Vielleuse , un des 2 cafés ( Le Poin

Un hiver pour brûler les planches

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Déambulations artistiques. C'est ainsi que s'égrène la première moitié de cette saison théâtrale, pour le plaisir des compagnons - comédiens passionnés, techniciens inventifs, artistes professionnels, bénévoles bienveillants - et du public qui est gentiment au rendez-vous.   Ces 12 et 13 février 2022 , ce furent encore de beaux moments partagés, à Châtillon, où la municipalité a bien voulu communiquer sur l'événement et mettre à notre disposition un lieu où nos équipes se sont épanouies durant 2 jours.   Après d'importants préparatifs, c'est la veille de la Première ! On loue une camionnette pour transporter le matériel technique, artistique, logistique. On s'installe dans cette salle nichée dans un bâtiment du XVIII° siècle - qui abrita, en son temps, la comédienne Charlotte Desmares. Aujourd'hui restauré, cet espace nous réjouit par son sol de pierre bicolore, les arrondis des fenêtres et ses beaux volumes, mais aussi par sa décoration kitsch qui orne les

Nos compagnons ont du talent - Jérôme

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La rubrique récurrente de nos compagnons créatifs Né en 1985, Jérôme Fauvel est comédien. Il a fait ses débuts, dès 14 ans, à la Compagnie du Ressort - dont il dit encore apprécier l’exigence artistique et l’engagement citoyen. Depuis qu’il a parfait sa formation à l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre), il sillonne la France au gré des rôles qu’il crée sur diverses scènes nationales et dans des théâtres privés… En ce début d’année, c’est dans l’Est parisien qu’il pose ses valises pour nous offrir un grand plaisir avec le spectacle BÊTE NOIRE , qu’il met en scène et interprète avec la belle énergie qu’on lui connaît et un humanisme qui nous touche. En moins d’une heure, Jérôme égrène avec virtuosité, les personnages d’un village en France qui, un 14 juillet furent les témoins et les acteurs de l’assassinat de l’un des leurs. Pas tout à fait des leurs, pas vraiment d’ici, différent, gênant. Le texte poétique et politique de Sarah Balmont , traite judic

Un samedi pas comme les autres

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C’est un de ces matins où l’on se lève avant la sonnerie du réveil. C’est un de ces jours où l’on est fébrile mais plein d’envie. C’est un de ces moments où la Compagnie du Ressort embarque ses membres dans une aventure exaltante. Dans ce contexte sanitaire fragile, on vérifie vite qu’aucun message ne viendra ternir une belle promesse : ouf !   Dès 16h, ce 15 janvier 2022, la troupe se retrouve dans un joli café de l’Est parisien, installé au pied d’habitats sociaux. Le patron nous accueille avec son habituelle bienveillance, son sourire généreux et son hospitalité bien connue aux alentours. Déjà, les voisins s’attablent, déterminés à participer à ce qui semble un événement dans ce quartier populaire où la culture - représentée par une librairie - s’invite avec trop de parcimonie. Peu à peu, le bistrot se remplit. On s’attable, on se désaltère, on déguste une pâtisserie tandis que les acteurs, adolescents et adultes, s’échauffent, se concentrent, se préparent dans la rue d’à côté.    

Temps frisquet pour une sortie chaleureuse

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Bravant le froid et la pluie, un public nombreux s'est réuni, ce dimanche 28 novembre, pour venir applaudir la 1ère sortie de la troupe millésime 2021/2022 de la Compagnie du Ressort . Déjà la veille, l'équipe était à pied d'œuvre pour transporter le matériel, installer la salle, faire l'implantation technique du spectacle, décorer la buvette, disposer les mets salés et sucrés, mettre les boissons au frais, aménager la billetterie, les loges et l'espace qui allait accueillir le stage maquillage de scène pour les comédiens enfants, adolescents et adultes. Le soir, tout est prêt et on s'accorde une pause conviviale autour du dîner préparé par les volontaires…   Ce dimanche-là, après les préparatifs des artistes, les portes s'ouvrent sur les sourires du public, perceptibles derrière les masques. Au son de vieilles chansons italiennes -populaires et résistantes - on passe au bar pour prendre un goûter "fait maison", on se rencontre, on apprécie l'

Une belle page blanche

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Au début de l'été, un peu fatigués par une saison bousculée, on était pourtant heureux de partager de précieux moments d'art et de convivialité. Malgré quelques rares possibilités d'accéder à des locaux pour nos répétitions, malgré l'annulation sans compensation de nos dates de diffusion, nous avons pu compter sur la générosité des comédiens dont la souplesse a permis de travailler au gré d'un calendrier et de conditions variables, des adhérents dont les dons ont participé au financement des frais de création, des amis qui ont ouvert leur jardin, leur maison, leur atelier, des professionnels du spectacle qui n'ont pas compté les heures de travail bénévole, du public qui est venu nombreux, bravant une météo capricieuse. 18 mois de "résilience" enjointe par les pouvoirs publics. On constate cependant les effets de cette interminable crise, en ces temps souhaités "de reprise" : une jeunesse désorientée, un engagement frileux face à une avenir in

Avec tout notre soutien

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Un titre emprunté à l a formule toute rhétorique usitée par les institutions, lorsqu'elles répondent, avec parcimonie, à nos appels. Nos légitimes demandes sont rejetées, sauf à de rares occasions où notre insistance est récompensée par une miette nous concédant, comme un privilège, le droit de rencontres épisodiques dans des locaux encombrés ou sans chauffage. Nos tentatives pour obtenir des rendez-vous avec nos élus dits "de terrain" se soldent par une visio où notre action qualifiée de "courageuse, "nécessaire", "méritant le soutien"… se paie finalement de mots. L'absence institutionnelle nous prive de 700 heures de répétition, annule toutes nos dates de diffusion sans compensation ni report, épuise nos maigres ressources.   Après un hiver rigoureux où l'on en a vu plus d'un renoncer, où les plus courageux ont tenu le cap - réussissant encore à convaincre les moins téméraires à œuvrer à distance, où le projet a été sans cesse revu,

Un printemps givré

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L'équinoxe, on ne sait trop pourquoi nous faisait espérer un renouveau, des moments plus doux, mieux partagés… mais on n'en a pas fini avec cette fichue crise ! A notre habitude, on s'accroche, on tient le cap, on fait contre mauvaise fortune bon cœur… bien que cela ne suffise pas toujours à enrayer le désarroi et les effets dépressifs. Sensibles et solidaires à l'égard de nos artistes de tous âges, on revoit indéfiniment notre copie pour ré-créer des temps où œuvrer ensemble trompe l'inquiétude.   On entend les demandes pressantes pour un retour "à la normale" avec un calendrier moins épars (comme si ça dépendait de nous - l'accès restreint aux salles de répétitions nous prive de plus de 700 heures d'activité), on multiplie les contacts distanciés avec les plus troublés, on envoie moultes messages pour entretenir un peu d'enthousiasme et résister au marasme …    Enfin, malgré le gel et le vent, on enfile nos gros manteaux et nos masques pour u